“L’exposition Osmose et Magie intime est en montre à la Galerie Colline jusqu’au 29 mai.

Sur la photo : Danielle Saulnier et Serge V. Richard, co-créateurs de l’exposition Osmose et Magie intime.

Osmose et Magie intime dévoile la beauté intrinsèque de l’artisanat tout en exposant sa magie par l’entremise de la photographie. L’exposition signée Danielle Saulnier et Serge V. Richard est en montre à la Galerie Colline du Musée historique du Madawaska jusqu’au 29 mai. Le volet «Osmose» de l’exposition présente un monde biologique qui contribue au sens de l’équilibre. De par leur nature organique, les oeuvres témoignent de l’expérimentation tout en faisant un clin d’oeil à la nostalgie d’une époque où l’artisanat relevait d’une nécessité plutôt qu’un besoin d’expression. Dans un premier temps, «Osmose et Magie intime» de l’artiste Danielle Saulnier présente une série de courtes pointes. Comme les artisanes d’autrefois, l’artiste a fait usage de plantes et minéraux pour teinter ses toiles de fond. Madame Saulnier a laissé le processus la guider pour réaliser ses créations de façon intuitive. Dans un second temps, l’artiste et photographe Serge V. Richard présente une série de photos réalisées à partir des toiles de sa dulcinée. Ses oeuvres capturent l’essentiel et offrent une vision intime des toiles signées par sa conjointe grâce à la microphotographie. «C’est un processus intuitif qui se dégage à partir de ce que j’ai à ma disposition; une feuille, une plante. Je me laisse inspirer et laisse l’aiguille aller. On peut distinguer la forme de la feuille qui a laissé son empreinte. J’ai utilisé la verge d’or et des métaux. Le premier a occasionné une teinte dorée et l’autre une teinte foncée», a illustré Danielle Saulnier. «Osmose et Magie intime» présente également aux spectateurs une élégante symbiose où chaque membre du couple se révèle comme co-créateur. Il s’agit d’une rare occasion pour l’amateur d’art d’apprécier l’oeuvre tout en découvrant le processus créatif sous-jacent. L’exposition témoigne d’un retour aux sources mais aujourd’hui, la couture, le tissage et le tricot deviennent des moyens de s’exprimer pour madame Saulnier «L’objectif initial était de faire connaître les façons ancestrales de teindre le coton. On y incorpore des feuilles et des métaux. L’osmose, c’est un processus physique qui transpose les propriétés des matériaux à d’autres. En même temps est venue l’idée de partager ce savoir-faire de nos mères et grands-mères. Ma mère était très habile à tricoter, à crocheter et coudre. Parfois elle défaisait ses vieux manteaux et nous faisait une robe ou un vêtement chaud. C’était dans le but de ne pas gaspiller, d’économiser», d’expliquer madame Saulnier.

Aux oeuvres centrales à son exposition, Danielle Saulnier partage des mandalas réalisés selon le même processus. Dans toutes les oeuvres, elle a fait utilisation du procédé de l’osmose infusé de son intuition. En hommage à sa mère et ces personnes qui ont utilisé l’artisanat pour voir aux besoins de leurs familles, madame Saulnier partage des oeuvres réalisées à partir de vêtements en fin de vie. Retrouvant une nouvelle vie au coeur des toiles, les composantes proposent le discours de l’artiste. La démarche artistique proposée par madame Saulnier remonte à deux ans. Le processus de l’osmose se déroule en lien avec la thématique de l’harmonie à laquelle souscrit Danielle Saulnier. C’est en observant sa conjointe à l’oeuvre qu’est née l’idée de l’exposition Magie intime pour Serge V. Richard. Il offre un aperçu d’un monde quasi microscopique de la magie réalisée par madame Saulnier. «Je trouve un accent sur les oeuvres fabriquées par Danielle pour mes photos. Parfois c’est un fil, parfois c’est un croisement qui inspire la photo. Je trouve la microphotographie fascinante. On obtient des résultats qui provoquent un questionnement. Règle générale, je me concentre sur un centimètre carré. Je regardais Danielle broder et cette méticulosité me fascine depuis un certain temps», a expliqué monsieur Richard. C’est un heureux hasard que les oeuvres du duo se situent simultanément à la Galerie Colline. À la Galerie 12, les oeuvres du duo avaient été séparées. C’est une occasion idéale pour les amateurs d’art et visiteurs d’apprécier le plein potentiel de cette synergie créée par Danielle Saulnier et Serge V. Richard. Les oeuvres de madame Saulnier et monsieur Richard ont été appréciées sur une base régulière à la Galerie 12 au cours des dernières années. Chacun des artistes évolue dans son propre atelier à leur résidence située à Kedgwick. Le prochain défi que souhaite relever Danielle Saulnier est la réalisation d’oeuvres en argile. Pour sa part, Serge V. Richard est un sculpteur qui utilise le verre, le bois et le métal pour la réalisation de ses oeuvres.

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